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Comptes rendus de réunions

Vendredi 19 janvier 2007
Le comité de lagune a réuni les élus, les professionnels et les administrations pour le suivi du contrat qualité. Le préfet a donné les priorités d'investissements pour le bassin de Thau.

Participants : le préfet, le SMBT et les élus des communes, les élus professionnels de la conchyliculture et de la pêche, les collectivités locales, les services de l'Etat.

 
 
 
Le comité de lagune a pour missions :
-          de s'assurer de la mise en oeuvre du contrat qualité
-          de contribuer au suivi de l'exécution des programmes de travaux et de leur évaluation
-          de valider les modifications apportées au contrat
-          de veiller au respect de la priorité accordée à la pêche et aux cultures marines.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Nouvelles modalités de gestion du contrat 
 
 

Afin d'être plus efficace dans le suivi et la gestion du contrat, le SMBT propose de travailler par chantier thématique ou territorial, alors que jusqu'à présent, les actions étaient éparpillées, car répertoriées métiers par métiers.

 

Par exemple, le chantier « Mèze-conque-Mourre Blanc »

 

-          regroupe 7 fiches actions

 

-          est concerné par 2 problématiques : zone sensible à l?eutrophisation et risque de contamination bactériologique

 

-          est concerné par les actions suivantes : schéma directeur d?assainissement + travaux sur les réseaux et requalification du lagunage de Mèze, gestion du pluvial, nettoyage des berges, gestion du port du Mourre Blanc : ramassage des algues et oxygénation des eaux du port.

 

Une nouvelle organisation du suivi du contrat avec un groupe technique et des ateliers de suivi des chantiers thématiques et territoriaux est présentée. En particulier, le groupe technique émettra un avis sur chacun des dossiers de demande de subvention au titre du contrat et sur le gain environnemental apportés par ces dossiers. Ce passage permettra de répertorier clairement toutes les actions réalisées au titre du contrat, ce qui est important pour en faire le bilan à la fin de sa réalisation.

 

L'observatoire du SMBT est en train de mettre au point avec le CEPRALMAR des indicateurs environnementaux qui permettront d?évaluer les actions engagées (prêts en 2007).

 

Les débats
 

 

L'ensemble des partenaires présents se dit satisfait du recadrage du contrat. Des questions se posent sur l'engagement financier de l'Etat et de l'Europe.

 

La Région annonce qu'elle honorera les engagements de financement déjà votés, mais pour les prochains dossiers présentés, elle réorientera ses priorités.

 
 

Le préfet explique que jusqu'à présent l'utilisation des fonds européens n'a pas été optimale et qu'il faudra qu'elle le soit pour la 2ème phase du contrat. Concernant l'intervention de l'Etat, la décentralisation a pour conséquence que l'Etat n'a pas à intervenir financièrement sur la question de l'assainissement.

 

Le préfet rappelle que les enjeux de ce contrat sont très importants, notamment par rapport aux directives européennes, et qu'il ne faut pas répéter les incidents sur le milieu. Il faut concilier le développement légitime mais raisonnable du territoire avec les activités de pêche et de conchyliculture, et ce, à courte échéance.

 

Sur l'application du protocole de gestion des établissements conchylicoles en période de contamination du milieu : l'objectif est d'améliorer la traçabilité pour l'ensemble des entreprises. Si les professionnels ne le respectent pas scrupuleusement, il sera immédiatement remis en cause, et cela sera surveillé de près par les autorités. Il n'hésitera pas à suspendre les agréments sanitaires des établissements qui ne respecterait pas les règles. Tant que ce protocole ne sera pas complètement maîtrisé, on ne pourra pas travailler sur la sectorisation.

 

Sur le classement de l'étang en zone sensible : il faut tirer les conséquences de ce classement. Jusqu'à présent, il avait été choisi de laisser l'étang s'enrichir en matières nutritives : la productivité était privilégiée mais la sensibilité et les risques avaient été sous-estimés. Aujourd'hui, la position est révisée, l'étang étant classé en zone sensible et l'objectif est de diminuer les apports, conformément aux normes. Le respect des normes de rejets en azote et phosphore permettra d'optimiser l'utilisation des fonds européens.

 

Sur les objectifs du contrat qualité : la deuxième phase du contrat qualité est chiffrée à environ 54 millions d'euros, dont environ 55% pour l'assainissement. La priorité est donnée à l'assainissement car d'une part à chaque crise, les systèmes d'assainissement sont scrutés et font l'objet de critiques , et d'autre part, l'actuelle saturation des réseaux est le facteur limitant pour les communes : on ne peut pas envisager de développement urbain tant que les réseaux d'assainissement ne sont pas remis à niveau.

 

Sur les fonds européens : les nouveaux fonds européens pourront financer les travaux d'assainissement. Le préfet annonce une enveloppe disponible pour le contrat de 10 à 12 millions d'euros.

 

Il préfère focaliser les interventions sur la priorité qu'est l'assainissement plutôt que de se disperser en de multiples actions. C'est une réponse à une urgence économique et sanitaire, ainsi qu'à des échéances européennes (directive sur les eaux résiduaires et directive cadre-eau). Les professionnels ont un rendez-vous important en 2008. Il est d'accord pour rallonger la durée du contrat autant que nécessaire mais il est nécessaire de faire un point d'étape en 2008.

 
 

La mairie de Loupian soulève le problème des voies d'accès aux zones conchylicoles de Loupian : les routes sont en très mauvais état. Le préfet répond que toutes les actions, dont celle-ci, inscrite au contrat sont intéressantes, mais la remise en état des routes n'a rien à voir avec l'assainissement : les fonds européens sont limités (il doit aussi prévoir 200 millions d'euros pour lutter contre les inondations), il ne peut pas prendre en charge cette action. Aux élus de trouver d'autres moyens de financements.

 
 
 
Programmation et plan de financement 2007-2009 
 
 

Au 14 mars 2006, les dépenses réalisées dans le cadre du contrat se montaient à 14 300 000 € environ.

 

Le contrat doit se terminer fin 2008 mais en raison du retard pris avec le changement de fonds européen, il est proposé de retarder sa clôture au 31 décembre 2009.

 

Le plan de financement est remis à jour par rapport à la signature du contrat en raison

 

-          du classement de l'étang de Thau en zone sensible

 

-          amélioration de la connaissance et de la capacité d'identification des travaux prioritaires à la suite de la réalisation des diagnostics et de la mise en oeuvre des démarches qualité de management environnemental.

 
 
 

La programmation n'inclut pas toutes les actions qui seront faites et qui se termineront après 2009. C'est le cas du raccordement du Nord bassin de Thau (Gigean, Bouzigues, Poussan, Montbazin) à la station d'épuration de la CABT. Ce chantier est programmé sur 2007-2011 et coûtera 50 millions d'euros.

 

Par contre, de nouvelles actions seront incluses sur proposition des maîtres d'ouvrage.

 
 
 

Exemple du financement pour l'assainissement collectif 

 
 
Montant inscrit au contrat
Montant engagé 2004-2006
Montant estimé 2007-2009

1. Actualisation des diagnostics des réseaux d?assainissement

850 360
585 284
0

2. Travaux sur réseaux d?assainissement

14 117 900
7 606 956
15 145 000
Travaux sur stations
12 730 000
2 187 495
8 400 000

3. Management environnemental et amélioration des systèmes d?assainissement

5 364 500
46 768
0

(car management environnemental = embauche et amélioration assainissement = travaux, ligne 2)

Total
33 062 760
10 426 503
23 545 000
 
 
 
Financement total du contrat qualité
 
Les objectifs
Montant inscrit au contrat
Montant engagé
2004-2006
Montant estimé
2007-2009
Atteindre une qualité optimale du milieu
55 071 615
15 692 873
36 475 000

Conforter la vocation de la lagune

15 223 570
2 302 961
12 728 570

Assurer une gestion collective et écologique de la lagune et de son bassin versant

2 250 000
950 000
1 785 000

Valoriser l?image de la lagune et de ses produits

826 100
 
830 000
Total
72 557 685
18 945 834
51 818 570
 
 
 
 
 
Répartition des financements par partenaires 
 
Montant inscrit au contrat
 
Europe
Etat
Région
Département
Agence de l'eau
EPCI et communes
Professionnels
Autres
25 087 918
848 200
4 827 597
6 280 571
13 533 011
16 925 068
4 649 000
402 000
 
 
 
Montant engagé 2004-2006
 
Europe
Etat
Région
Département
Agence de l'eau
EPCI et communes
Professionnels
Autres
2 963 701
 
1 146 118
3 357 777
4 259 832
9 039 932
743 523
319 862
 
 
 
Montant estimé 2007-2009
 
Europe
Etat
Région
Département
Agence de l'eau
EPCI et communes
Professionnels
Autres
? encours
 
3 342 625
5 23 000
9 893 300
9 483 570
2 829 875
82 000
 


 
Par op de thau
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Mercredi 7 mars 2007

Le Conseil Général de l'Hérault a réuni les différents acteurs de la profession pour travailler sur un projet d'aération des eaux du Mourre Blanc. Le but est d'utiliser des aérateurs afin de favoriser l'oxygénation et en mesurer l’impact dans le cadre de la lutte contre l’eutrophisation et l’anoxie des eaux.

Les participants : IFREMER, SRCM, SMBT, CEPRALMAR, SMNLR, OP.

Le matériel proposé :

-          système d’aérateur hydrolien : fonctionne avec le vent. Innaproprié car l’hydrolienne débraye quand le vent souffle trop fort, ce qui est souvent le cas dans la région.

-          Aérateur solaire : système retenu. Proposé par 2 entreprises qui travaillent dans l’aération des lagunages, des lacs et des étangs, et même des estuaires pour l’une d’entre elle.

Le prix des aérateurs :

-          Solarbee : 7 000 € de pose + 15 000 € de location sur 12 mois. 34 000 € pour l’achat au bout des 12 mois. Les modèles sont déjà rodés et dimensionnés.

-          Techsub : mise à disposition gratuite par l’entreprise, en contrepartie des résultats du suivi qui permettront à l’entreprise de dimensionner ses appareils (expérience moindre que le concurrent).

C’est techsub qui est choisi.

Le protocole de suivi : le conseil général lance va sous-traiter le suivi à un bureau d’étude. Le suivi sera fait sur 1 an, par 5 périodes de 10 jours.

Les points de suivi :

-          2 points avec des aérateurs l’un dans la bassin ouest (nouvelle tranche) et l’autre dans le bassin au nord de l’îlot central

-          1 point témoin dans le bassin entre l’îlot central et la nouvelle tranche.

Les paramètres suivi seront :

-          des paramètres physico-chimiques (température, oxygène, pH, etc.)

-          des analyses de l’eau : composés azotés, phosphorés, et d’autres paramètres biochimique

-          des analyses du sédiment 

-          présence d’algues.

Le coût :

-          suivi expérimental : 20 à 40 000 €

-          aérateurs solaires : gratuit.

  

Projet d’extension de l’expérience en milieu ouvert comme sur la crique de l’angle ou la conque des salins en 2008, en fonction des résultats de cette première expérience.

 

Par op de thau
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Lundi 26 mars 2007

Le conseil d'administration du CEPRALMAR s'est réuni à Montpellier le mardi 20 mars afin de faire le point sur les actions en cours.

Le Réseau de Suivi Lagunaire (voir le site internet dans les liens), conduit en partenariat par l’IFREMER, l’Agence de l’Eau, la Région et le CEPRALMAR a permis entre 2000 et 2006 d’améliorer les connaissances sur les phénomènes d’eutrophisation  des lagunes (=enrichissement excessif en azote et phosphore) et de sensibiliser les acteurs du bassin versant aux problématiques des lagunes.

Il a été décidé de le reconduire pour la période 2007-2013 : il est inscrit au contrat de projet Etat-Région. Son organisation a été un peu modifiée :

-          l’IFREMER assurera le suivi scientifique, en particulier sur l’eutrophisation

-          la Région assurera l’animation et la coordination

-          le CEPRALMAR apportera une assistance technique aux gestionnaires des lagunes.

Un comité d’orientation permettra d’orienter le programme annuel du RSL. Le suivi portera principalement sur l’eutrophisation mais il sera allégé pour certains points sans que cela n’altère la qualité des résultats. La colonne d’eau, le phytoplancton et le sédiments seront analysés. Par contre, le suivi de la macrofaune benthique sera abandonné car les résultats étaient peu exploitables. Le suivi des macroalgues sera allégé. Le bulletin RSL et le séminaire annuel seront maintenus. A terme, la volonté est d’intégrer les acteurs du bassin versant et du littoral afin de tendre vers une Gestion Intégrée de Zone Côtière.

Le CEPRALMAR quant à lui, éditera des cahiers techniques pour mieux valoriser les connaissances acquises grâce au RSL, et pourra organiser des présentations des résultats spécifiques aux professionnels.

 

L’eutrophisation est la problématique prioritaire pour les lagunes. La réduction d’apports en azote et phosphore est la première mesure à prendre. Une fois les apports réduits, il existe des mesures accompagnatrices pour accélérer la restauration du milieu. Selon le CEPRALMAR, les herbiers grâce à leurs racines consomment les nutriments des sédiments et ralentissent l’apparition des malaïgues. 3 sites pilotes ont été choisis : Thau, Ingril et Bages-Sigean afin d’établir un protocole de réimplantation. La réamplantation va démarrer en avril 2007.

2 autres actions du CEPRALMAR sont rapidement évoquées : la conception du guide de l'exploitation conchylicole qui est en cours et un compte rendu de la journée thématique du 27 janvier sur les économies d'énergie.

 

 

 

Par op de thau
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Lundi 30 avril 2007

Le CEPRALMAR étudie la possibilité de réimplanter l'huître plate dans nos lagunes.

La réunion du 17 avril 2007 avec les organisations professionnelles et l'IFREMER avait pour but de se mettre d'accord sur le calendrier des opérations.

 

Participants : CEPRALMAR, IFREMER, SRCM, Comité régional des pêches, Prud’homie, OP.

 

 

Le projet consiste à :

- Pêcher au moins 300 géniteurs provenant du languedoc-roussillon (mai à septembre 2007), et faire leur examen zoosanitaire (présence des parasites Bonamia et Marteilia)

 

- Les reproduire en écloserie (septembre 2007 – février 2008). Il s’agit de l’écloserie expérimentale de l’IFREMER située dans le Finistère.

 

- Prégrossissement en pearlnets en étang et en mer (mars –juillet 2008) par des professionnels volontaires

- Grossissement (septembre 2008  à septembre 2009) : semis en milieu naturel par les pêcheurs après validation de la zone géographique de réensemencement et collage ou grossissement en paniers par les conchyliculteurs. Toute la période de grossissement sera suivi par l'IFREMER.

 

 

Par op de thau
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Mercredi 13 juin 2007

L'OP a pariticipé à l'assemblée générale du CIVAM du bassin de Thau qui avait lieu le 4 juin à Marseillan. Lors de cette assemblée, le bureau de l'association a fait le bilan des actions menées en 2006 et exposé les objectifs pour l'année 2007. Les projets mis en oeuvre traitent des sujets qui tiennent le plus à coeur aux membres du CIVAM : participer à l'évolution de la profession, informer les producteurs et donner son point de vue grâce au journal Grain de Sel , sensibiliser le grand public aux enjeux environnementaux sur le bassin de Thau, travailler sur la complémentarité hommes-femmes en entreprises, et promouvoir le métier et le produit.

Par op de thau
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